Chicago en VO

Nous savions par cœur le merveilleux des exploits d’Al Capone et Dillinger, sur cette terre des Amériques. Chicago ! Sur ce nom, on brodait à en perdre l’esprit […] On n’en dormait plus. On ne parlait que de Chicago du matin au soir, à pleins tubes. Chacun avait son mot à dire. Sa fiction à ajouter. Chaque gosse avait une image à lui de cette cité extravagante. Pour les enfants, notre zone était insensiblement devenue la réplique du grand Chicago. Nous, « nous étions de Chicago », ça voulait dire quelque chose. Ça nous gonflait d’orgueil.”

Calaferte, Le Requiem des innocents

Chicago en VO … un livre sur Chicago ?

CHICAGO en V.O. de Didier Deléglise est un dictionnaire amoureux de Chicago. Chaque entrée illustre une thématique originale de la ville et est accompagnée de  textes de la littérature américaine, en version bilingue, choisis et traduits par l’auteur.
Il sort en librairie le 22 mai 2022, mais Chicago en VO est déjà à la FNAC et chez Amazon.

Ce que dit l’éditeur du livre Chicago en VO

Découvrez Chicago en compagnie des écrivains qui l’ont parcourue!
Chicago en v.o. vous invite à arpenter les rues de la ville et les pages des œuvres qui lui sont consacrées. Surnommée la « ville dans un jardin », Chicago vous fera vibrer, que ce soit à travers la voix d’Obama, celle de Steinbeck sur la route 66, d’Oprah Winfrey sur CBS ou encore de Simone de Beauvoir, amoureuse de la ville. Découvrez aussi ce que Kipling, Naomi Klein ou James Baldwin ont à dire sur la métropole du Midwest, le tout en v.o. Organisé autour de 50 mots-clefs qui résument l’esprit de la ville, ce lexique amoureux rassemble pour chaque entrée une courte introduction éclairant les aspects de la ville sous un angle historique, géographique ou anecdotique, un texte littéraire en version originale, sélectionné avec soin, et, le cas échéant, sa traduction. Un joli petit livre bilingue qui invite à suivre les pas tracés par les textes. »

« Chicago en V.0. est le meilleur livre sur Chicago! »

C’est du moins l’avis impartial de l’auteur et de sa proche famille. Et d’ajouter:
« Non seulement, Chicago en VO est le meilleur livre sur Chicago , mais Chicago est la plus belle ville du monde ) / « Chicago en VO is Definitely the best book about Chicago (the most beautiful city on earth) « 

Chicago en VO , une introduction à la littérature américaine ?

On suivra les pas d’auteurs américains comme

James Baldwin, Naomi Klein, Theodore Dreiser, Sufjan Stevens, Oprah Winfrey, Nelson Algren, John Steinbeck, Saül Bellow, Richard Wright, Upton Sinclair, Gaëlle Josse, Stuart Dybek, Erik Larson, mais aussi…
Roy J. Gibbons, Robert Herrick, Louis Sullivan, Albert de Genova,Robert Jonhson, Blair Kamin, Roger Ebert, Charles Jencks, , Mike Royco, Studs Terkel, Octave Uzanne, David Michael Kaplan,Marie Grandin, John R. Schmidt,  Roy J. Gibbons, Robert Herrick, H. H. Holmes, Barack Obama, Mary Breslin, Paul d’Amato, Carl Sandburg, Edward Payson Roe, Andrew Diamond Pap Ndiaye, Charlie Papp,Mathew Mathers, Henry Blake Fuller,Brian Maloney,  Adam Lizakowski.

et de France comme Calaferte, Jules Verne, Octave Uzanne, Marie Grandin , Simone de Beauvoir ou Gaelle Josse

Préface du livre Chicago en VO, de Didier Deleglise, aux éditions Atlande , Paris.

Quelques mots sur Chicago, extraits de la préface de Chicago en VO

Chicago, la mégapole du Midwest, tient à l’évidence une place à part dans l’imaginaire collectif. Peu de villes au monde peuvent la lui disputer :
Nous savions par cœur le merveilleux des exploits d’Al Capone et Dillinger, sur cette terre des Amériques. Chicago ! Sur ce nom, on brodait à en perdre l’esprit […] On n’en dormait plus. On ne parlait que de Chicago du matin au soir, à pleins tubes. Chacun avait son mot à dire. Sa fiction à ajouter. Chaque gosse avait une image à lui de cette cité extravagante. Pour les enfants, notre zone était insensiblement devenue la réplique du grand Chicago. Nous, « nous étions de Chicago », ça voulait dire quelque chose. Ça nous gonflait d’orgueil.”

C’est avec cet enthousiasme visionnaire que Calaferte évoque la ville, dans son roman Le Requiem des innocents. Mais depuis la lointaine Europe, que connaît-on vraiment d’elle, reléguée dans l’ombre exagérée de l’iconique New York ?
Chicago, sortie littéralement de la boue des marais, ravagée par un terrible incendie, renaît pourtant de ses cendres, se reconstruit en un temps record et n’a cure de se reposer pour héberger la première exposition universelle du Nouveau Monde. En 1893, elle parvient presque à faire oublier Paris : les différents palais d’exposition de sa Ville Blanche – projet architectural titanesque – rayonnent sur toute la planète. De l’extravagant au dérisoire, on y aura tout inventé ou presque : du gratte-ciel au chewing-gum, du réacteur nucléaire au lave-vaisselle, de la grande roue à la fermeture éclair.

Elle est aussi, pour beaucoup, la capitale mondiale de l’architecture moderne : Sullivan, Burnham, Mies van der Rohe ou Frank LLoyd Wright y ont laissé la marque indélébile de leur génie.
C’est enfin un musée à ciel ouvert, aux œuvres polymorphes. Outre ses bâtiments remarquables, elle exhibe fresques murales et sculptures urbaines monumentales ; elle célèbre la poésie et la déclame en tous lieux ; elle aspire en son sein émancipateur tout le blues des esclaves du Mississippi.
Lorsque, touriste, étudiant ou travailleur expatrié, vous prendrez le temps de la découvrir parée de tous ses atours, la muse alanguie sur les bords du lac immanquablement vous envoûtera. Et si d’aventure, bien qu’attristé, vous deviez la quitter, vous projetterez d’y retourner sans délai, pour tenter cette fois d’en tout embrasser, de n’en rien omettre, n’en rien oublier.