Biographie

Au bout du crayon…il y a un homme de chair, (de muscles) et de sang.

dd14Naissance
S
uite à une erreur de jeunesse extrêmement précoce, Didier Deléglise naît en région Parisienne en 1958 : à Soisy sur Seine précisément, à l’époque plaque tournante du trafic de carambars et de roudoudous.
Enfance
Il passe une enfance paisible dans ce charmant village niché entre Seine et forêt de Sénart, et entame une scolarité sans histoire, hormis une tentative d’assassinat de son instituteur de cours préparatoire, qui lui fait une remarque sur son bavardage incessant. Il sort libre et blanchi du tribunal, moyennant une caution de 20000000 (vingt millions) d’anciens francs, remise par ses parents désespérés, et désormais fichés à la banque de France.
La grande école
D’un naturel aventureux et ne supportant plus la non mixité, il quitte l’école communale dès 10 ans, et prend l’autobus pour le collège d’Evry, charmant village niché entre Seine et forêt de Sénart, mais à 3 kms. L’anarchisme militant, hérité de son père, dont il fait incessamment preuve et la jalousie suscitée par « ses ailes d’Albabros géant qui l’empêchent de marcher », comme il aime à le dire, le font exclure de l’établissement. Simultanément il entre dans le Guiness Book of records, pour une performance non encore égalée à ce jour, de 2H de colle par heure de cours, en moyenne corrigée des variations saisonnières. Il quitte donc le collège des 12 ans, en fourgon blindé sous le tir nourri des quelques professeurs qui n’ont pas sombré dans la dépression nerveuse. Afin de le remettre dans le droit chemin et accessoirement lui entrer la religion dans le crane à coup de bottes dans les fesses, ses parents l’inscrivent en école catholique privée au lycée St Charles Boromée, d’Athis-Mons charmant village niché entre Gare de Juvisy et Aéroport dOrly. Invité à plusieurs reprises dans l’alcôve du père supérieur, Nazi notoire ayant demandé l’asile politique au préfet de l’Essonne, il apprend à ses dépends ce que sévice militaire veut dire et devient secrètement objecteur de conscience. La torture aidant, il se passionne successivement pour la géopolitique (seconde B), l’épistémologie (première C) et le naturisme (terminale D). Il obtient son bac en 1977, messes et prières  hebdomadaires obligatoires en la chapelle St Charles, ayant finalement porté leurs fruits.
La fac
Fort de ses miraculeux résultats, il débute à Paris VI-Jussieu un cursus Universitaire complexe qui inspire au mathématicien René Thom sa fameuse théorie du Chaos et à Roland Moreno celle du bordel ambiant. Après 3 années de couscous au restaurant universitaire de Censier-maubenton, et autant de cours de flipper au Jean bart, bistrot annexe de l’Université. Il échoue au Deug de Sciences des Structures et de la Matière (?), et de colère part visiter les Etats Unis avec ses compagnons d’infortune.
L’informatique
De retour dans son pays natal, il fait un pélerinage au lycée dEvry où il aborde l’électronique. Lors de sa première et redoutée expérience professionnelle dans une petite usine des Ulis, il découvre le micro ordinateur, objet mystérieux de la taille d’une machine à laver, dégageant autant de chaleur qu’une centrale nucléaire russe, et d’une capacité de calcul qui ferait sourire un téléphone portable. Hypnotisé par l’engin, et plus particulièrement par son écran monochrome vert fortement rémanent, il sombre dans l’informatique et ses paradis virtuels. II goûte au PC tout juste inventé par IBM, au poison de la Digital Equipment Corporation, au cake au SGBD, et devient rapidement Web dépendant. Il met en scène ses délires dans écoles et universités Parisiennes (l’ESIEA, l’ISEP), à des étudiants incrédules ou des internautes Hallucinés. Cela durera plus de deux décennies. Dans les années 90, alors Oracle dans la compagnie américaine éponyme, il profite d’un passage d’oies sauvages pour migrer vers le Sud et s’installer en Provence.
Les arts (lézard?) enfin
Depuis 2002, il tente avec courage de se réinsérer, et suit les cours de Gilles Traquini (respect) à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Marseille. Résidant et amoureux des Goudes, il réalise une série de croquis du petit village de pêcheurs, première série de dessins qui amorce son projet «Marseille plurielle et ses quartiers singuliers». Parallèlement il lance une collection de T-Shirts avec la boutique «un été en vacances» et une série de cartes postales. En 2009 il sort en Librairie un recueil d’une cinquantaine de croquis Marseillais, avec quelques textes d’auteurs locaux. Divers projets sont en cours :
– une série de (tous) petits formats, au brou de noix, sur Aix-en-Provence,
– des paysages du sud de la France et des USA en grand format, à la pierre noire et à la mine de plomb,
– les aventures (absurdes) de Foufoune, son Samoyède en cours de réalisation
Quelques expos de 2005 à 2012:
–  au domaine départemental de l’Etang des Aulnes (Marseille plurielle)
–  au Palais des Arts du Parc Chanot (Marseille plurielle)
– à lOffice de Tourisme de Marseille (Collection de T-shirts)
– à la Mairie du Panier (Le Panier!)
– au Comptoir Marseillais (Les Goudes)
et apothéose en 2015: avec Vincent Ringler, à la Galerie Invisible du Panier: Les promenades Marseillaises. Il collabore depuis avec ce dernier pour des projets de communication et/ou d’illustration.
En cours:
– préparation d’une exposition sur les îles ultramarines (petits formats carrés, techniques diverses): http://didier-deleglise.com/mes_iles/
– les aventures de Pussy, le Samoyede, moyens formats à l’encre

 

Photo © 2005  P. Mura